Restaurant Au p'tit bonheur à Molitg les bains

Un p’tit bonheur si simple

Stéphane Rous, dit Tintin, rêvait de faire sa propre cuisine. Pas des crêpes ou des spécialités catalanes mais bien une cuisine maison ayant le goût des saisons, élaborée par ses mains, qui ouvre aux plaisirs de la conversation avec les clients. Un p’tit bonheur tout simple, en accord avec lui-même.

Devanture du restaurant Au ptit bonheur à Molitg-les-Bains

Tintin

MICRO-ENTREPRENEUR

Tintin, quel a été votre parcours jusqu’à l’ouverture de votre P’tit bonheur au printemps 2018 ?

Jusque là, mon parcours professionnel comme mon parcours de vie s’est déroulé au rythme des saisons. Même la période où je me suis posé 4 ans dans les hautes montagnes de Cerdagne, je travaillais en saison.

Restauration traditionnelle, centre de vacances, gîtes, refuges… Dans différentes régions comme la Savoie, la Haute-Savoie, les Alpes de Haute-Provence,la Corse, et bien sur les Pyrénées-Orientales.

Puis m’est venu l’envie d’ouvrir un établissement qui serait le mien, à mon image. En attendant de trouver un petit restaurant comme « Au P’tit bonheur », j’ai exploité un snack pendant deux étés à Vernet-les-Bains.

Je suis totalement autodidacte, j’ai appris la cuisine sans passer par l’école hôtelière.

C’était votre envie d’avoir un restaurant fixe où vous pourriez faire votre propre cuisine.

Oui, « Au p’tit bonheur » correspond exactement à ce que je souhaitais depuis un certain temps : un petit restaurant d’une quinzaine de places où je serais seul aux fourneaux, sans carte fixe, créant des propositions au gré de mes envies, tout en ayant le temps de discuter et de connaître tous les clients qui viendraient à ma table.

Cuisine maison d’ici et d’ailleurs, c’est cela « Au p’tit bonheur ».

Même si je vis le moment présent, dans le futur je me vois bien tenir un gîte, tout en étant toujours aux fourneaux bien sûr.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?

Cuisiner me rend heureux, tout simplement. C’est un métier, une passion plutôt, où l’on ne s’ennuie jamais, où l’on apprend sans cesse, où l’imagination et les mélanges de saveurs font de chaque journée quelque chose d’unique.

C’est pour cela que je n’ai pas de carte fixe, que les accompagnements et les plats changent constamment, car je m’ennuie vite à faire la même chose. Et un chef qui s’ennuie ou qui tombe dans la routine, cela se ressent vite dans l’assiette.

Je veux apporter un peu plus qu’un simple repas au restaurant.

Il y a aussi un élément très important « Au p’tit bonheur » : l’humour à longueur de journée. Je n’ai jamais pu concevoir la cuisine sans l’humour et la joyeuse déconnade, même si cuisiner pour les autres est aussi quelque chose de très sérieux et de rigoureux.

Pourquoi le Languedoc-Roussillon et Molitg plus précisément ?

Les Pyrénées-Orientales sont le département de ma famille côté paternel. Même si je ne me sens pas vraiment de racines quelque part et que j’ai beaucoup vadrouillé, j ai toujours su que je me poserai ici un jour.

Molitg, c’est un heureux hasard. J’étais sur Vernet-les-Bains, à 20 km d’ici, où j exploitais un petit casot en attendant de trouver une gérance correspondant à ce que je recherchais.

« Au p’tit bonheur » vient de commencer son aventure à Molitg. Je me suis installé dans ce magnifique village mais c’est surtout l’idée de la cuisine que j’aime.

Quel accueil vous a réservé la Mairie ?

L’accueil de la Mairie et des habitants de Molitg et des environs a été génial.

Après un démarrage tout doux, les habitués sont déjà là et c’est super. D’autant plus que j’arrive de Vernet-les-Bains où la Mairie ne semble accorder la même importance aux porteurs de projet dirons-nous… Cela amplifie d’autant le bonheur d’avoir identifié cette opportunité à Molitg !

Quel conseil donneriez-vous à un porteur de projet qui partage le même rêve que vous ?

Je ne donnerai pas trop de conseil à un porteur de projet comme le mien car chaque parcours de vie est différent…

Peut-être un tout de même : être – très – patient en ce qui concerne la paperasse, les Chambres de Commerce, le greffe et autres contraintes administratives. Prendre du recul également vis à vis des contradictions des mêmes organismes parfois, qui vous disent une chose et le lendemain exactement le contraire. Il y a des incohérences dans le parcours entrepreneurial en France, c’est dommage…

Une simple mutation de licence Restaurant par exemple s’est révélée être un sketch. Mais avec un peu d’humour, on s’en sort bien.

C’est le seul point noir de cette belle aventure. Mes interlocuteurs à la CCI ne connaissaient pas assez leur travail, même si j’ai fini par tomber sur des personnes compétentes qui ont débloqué la situation. Le Tese (titre emploi-service entreprise) par exemple, pour embaucher plus facilement quand on n’a pas de comptable : inscription le 6 Juin pour une ouverture le 1er juillet, et une validation au… 25 Août ! Calme & humour disions-nous.

Mais, l’essentiel, c’est le bonheur de cette belle aventure de vie et les retours géniaux de ceux qui sont venus se poser « Au p’tit bonheur ». Je leur en suis très reconnaissant.

Au P’tit bonheur

Cuisine maison d’ici et d’ailleurs

4, route de Mosset, 66500 Molitg-les-Bains

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